Filière djihadiste : Six personnes arrêtées dans la région de Toulouse et Albi

Dimanche matin à l’aube, six personnes soupçonnées d’appartenir à une filière djihadiste ont été arrêtées dans la région d’Albi et de Toulouse.

Bernard Cazeneuve a indiqué que leurs interpellations interviennent dans le cadre d’une enquête pour « association de malfaiteurs terroriste et financement du terrorisme », les six individus sont également soupçonnés de recrutements de djihadistes en partance pour la Syrie.

Dimanche 8 février, tôt le matin, une opération de la DGSI a été menée à Albi et dans la ville de Ramonville-Saint-Agne, proche de Toulouse. Six personnes, âgés d’une trentaine d’années, et appartenant à la communauté tchétchène, ont été interpellées.

Elles sont soupçonnées de financer des groupes terroristes et de recruter des individus destinés à faire le djihad en Syrie. Le ministre de l’Intérieur a indiqué dans un communiqué officiel que ces arrestations ont eu lieu dans le cadre d’une information judiciaire pour « association de malfaiteurs terroriste et financement du terrorisme » ouverte en janvier 2014.

1200 personnes en France en liaison avec le djihadisme

La région toulousaine fait actuellement l’objet de plusieurs enquêtes qui cherchent à identifier des filières à l’origine de transfert de fonds douteux et de recrutement de candidats pour le djihad. Cinq jours avant le coup de filet de dimanche et l’arrestation de ces six personnes, une autre opération du même type avait permis l’interpellation de huit individus soupçonnés de faits similaires.

Bernard Cazeneuve précise sur ce point: « Ce nouveau coup de filet intervient cinq jours après l’interpellation pour des motifs similaires de huit personnes dans les régions parisienne et lyonnaise, dont cinq ont été mises en examen samedi, et quatre écrouées ». Depuis plusieurs semaines, on observe une multiplication de ce type d’opération visant au démantèlement de filières terroristes sur le territoire français.

Les interventions judiciaires et policières connaissent une nette augmentation depuis les attentats commis par les frères Kouachi et Amédy Coulibaly. Parmi les individus visés par ce type d’enquête, en lien avec des filières de recrutement, le procureur de Paris avait indiqué, fin janvier, que plus de 1200 personnes étaient considérées comme « soit sur le départ, soit sur zone, soit sur le retour, soit déjà revenues sur le territoire français ».

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