Logement étudiant : le nouveau calcul des APL fait monter la grogne

Le journal « Les Echos » vient de dévoiler un rapport, réalisé par l’inspection générale des Finances et des Affaires sociales, qui propose une série de propositions sur la politique du logement en France. Plusieurs pistes ont été évoquées afin de faire des économies notamment, des changements sur le calcul des APL, Aide personnalisée au logement, destinés aux étudiants sont envisagés.

Un rapport du Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD), de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) et de l’Inspection générale des finances (IGF), dont les conclusions viennent d’être révélées par « Les Echos », envisage des mesures importantes afin d’améliorer la politique du logement en France.

En ligne de mire de ce rapport, le calcul des APL, dont les critères d’attribution vont être resserrés. Le rapport estime que cette aide au logement ne prend, à l’heure actuelle, pas en compte les ressources des étudiants qui en bénéficient, généralement l’argent donné par les parents. Ainsi, les étudiants devraient remplir une déclaration de revenus individuel détaillant précisément qu’elles sont les ressources perçues par le bénéficiaire de l’APL.

Les APL dans le collimateur du gouvernement

Les étudiants en question ne pourront donc plus être rattachés au foyer fiscal de leurs parents et ils devront déclarer leur situation de façon individuelle. Cette proposition permettrait au gouvernement de faire des économies, mais elle est très impopulaire au sein des familles puisque le rattachement au foyer fiscal des parents est souvent le moyen de profiter d’économies d’impôt.

Enfin, le rapport préconise de rendre inéligible aux APL, les personnes dont les loyers et les superficies de logement dépassent un certain niveau. Les foyers disposant d’un patrimoine élevé seront aussi pénalisés et verront leurs APL revalorisés.

Selon le rapport dévoilé par « Les Echos », la mise en place des recommandations faites par ce rapport sur les APL permettrait une économie d’environ 400 millions d’euros après deux années d’application. En France, 4 millions de personnes bénéficiant des APL, pourraient être concernées par ces mesures.

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