PJ parisienne : Bernard Petit mis en examen et suspendu de ses fonctions

Le patron de la PJ, Bernard Petit vient d’être mis en examen et suspendu de ses fonctions. Il est soupçonné d’avoir fournir des renseignements relevant du secret d’instruction à Christian Prouteau, l’ancien chef du GIGN, impliqué dans un dossier judiciaire visant « l’escroc des stars », Christophe Rocancourt.

Faisant suite à sa garde à vue et à la perquisition de ses bureaux aux 36 quai des Orfèvres, Bernard Petit, le patron de la Police judiciaire est mis en examen et immédiatement démis de son poste.

Il lui est reproché d’avoir violé le secret d’instruction en divulguant des informations confidentielles sur une affaire impliquant Christophe Rocancourt. Bernard Petit aurait notamment informé Christian Prouteau, le fondateur et ex-patron du GIGN, mis en cause dans ce dossier, de son éminente garde à vue.

Bernard Petit officiellement mis en examen

Une faute grave qui lui vaut sa mise en examen pour « violation du secret de l’instruction et révélation d’informations sur une instruction dans le but d’entraver le déroulement des investigations ou la manifestation de la vérité ». Bernard Petit a donc été placé sous contrôle judiciaire et sera remplacé à la tête de la PJ parisienne prochainement.

Christian Sainte, l’actuel chef de la PJ de Marseille vient d’être nommé à la tête du 36 quai des Orfèvres. La mise en examen de Bernard Petit s’accompagne de deux autres tombant sous le coup des mêmes chefs d’accusation. Richard Atlan, le chef de cabinet de Bernard Petit, et Philippe Lemaître, fonctionnaire en poste à l’Association nationale d’action sociale (ANAS), font l’objet du même contrôle judiciaire et se voient reprocher des faits similaires.

Autre personne mise en cause dans cette affaire, le président de l’ANAS, Jo Masanet, est actuellement entendu par les juges d’instruction et sera probablement mis en examen et déféré à l’issue de sa garde à vue.

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